Le Bloganesh

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mardi 15 mai 2007

La réalité c'est ce qui continue d'exister lorsqu'on cesse d'y croire.

C'est Philip Kindred Dick qui a écrit cette phrase qu'on pourrait rapprocher de celle de Robert Filliou : "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art."

Si je vous parle de cet écrivain c'est que je suis à nouveau plongé dans ses livres. Il y a vingt cinq ans j'en avais lu plusieurs. Je suis récemment passé dans une librairie et j'ai vu qu'on le rééditait en édition complète. Du coup je les relis (enfin je ne les avais pas tous lus quand même). D'ailleurs je pense en être arrivé à un stade ou j'ai plus de plaisir à relire qu'à découvrir de nouveaux auteurs. Je ne sais pas combien de fois j'ai pu lire la chute de Camus, cité de verre de Paul Auster ou bien les frères Karamazov de Dostoïevski. Et je ne parle pas des BD, vu que j'ai réussi à user plusieurs Asterix ou Tintin. :)

Mais revenons à cet écrivain que vous connaissez déjà. Vous avez sûrement vu Blade runner, Minority report, ou Total recall. Le qualifier d'auteur de SF est à mon avis réducteur. D'abord parce que ce qu'il nous décrit est très proche de nous. Bien sur il se joue de la réalité et de l'imaginaire, des mondes parallèles, et d'autres thèmes récurrents dans ce genre de littérature. Il nous décrit avant tout des mondes dominés par les rapports de pouvoir, où la fuite dans l'illusion, les drogues ou la folie rend ce monde supportable. Etant amateur de drogues (je vous laisse deviner lesquelles), et passant pas mal de temps à rêvasser, je comprends pourquoi j'apprécie ses livres.
Quand j'en termine un, j'ai toujours une impression d'inachevé. Mais je réalise ensuite que tout a été dit, et que c'est bien fini. J'ai d'ailleurs parfois cette impression indéfinissable à la fin d'un film, comme par exemple Eyes wide shut de Kubrick.

Toute sa vie Philip Kindred Dick s'est débattu avec des troubles mentaux. Je pense qu'il n'a pu survivre que grace à l'écriture et nous a ainsi légué une oeuvre considérable. Pour plus de renseignements vous pouvez consulter l'article qui lui est consacré sur Wikipedia -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick ou bien ici -> http://www.noosfere.org/heberg/Le_ParaDick/frames_nouveau.html
Enfin je ne peux pas terminer sans vous conseiller la lecture de ses livres, par exemple Ubik ou Le maître du haut chateau.
Philip Kindred Dick était un grand amateur de musique classique. Il a longtemps été disquaire et a pratiqué le piano. Je n'ai pour l'instant réussi qu'à massacrer la musique que je vous propose. Que le Dieu venu du Centaure me pardonne.

En écoute : Trio à cordes en Eb de Schubert, par le trio Borodin


vendredi 11 mai 2007

L'énigme du tambour de machine à laver.


J'ai parfois l'impression en me réveillant que je suis un autre. Bien sur mon corps est le même que la veille, mais je ne perçois plus les choses de la même manière. Je me surprends à aimer ce qui m'horripilait avant. Des choses primordiales deviennent futiles.
Il faut donc que je parte à ma recherche. Et comme pour comprendre le présent il faut connaître le passé, j'ai décidé de voyager dans le temps.
Je me suis rendu à la porte de l'immeuble où j'habitais il y a 10 ans. Ca a bien changé. Le plombier est remplacé par une école de djembé, et il y a maintenant un interphone. Ne sachant pas sur quel bouton appuyer, j'en ai pris un au hasard. J'ai aussi pensé à lancer un petit caillou sur la vitre de mon logement. Mais je n'en ai pas trouvé. Et j'ai trop de respect pour la musque pour lancer un djembé. J'ai demandé à me parler dès qu'une personne m'a répondu. Non on ne me connaissait pas. On m'a suggéré d'aller voir au 96, il y a peut être erreur de numéro de rue. Je vais y retourner car certains boutons de l'interphone n'ont pas répondu.
Puis essayer de m'écrire ou de me téléphoner. Il faut que je me retrouve :)
En écoute : La ballade des gens qui sont nés quelque part, par Tarmac