mercredi 28 novembre 2007
1962 le chat et le vaccin anti variolique
Par Ganesh
Nous sommes le trois février mille neuf cent soixante deux. C'est l'hiver à Stains, en banlieue, au Nord de Paris. J'aime bien cette maison, et surtout le robinet du jardin qui permet des jeux dont je ne soupçonnais pas l'existence. Mais en hiver, je me contente de l'approcher de loin. On reverra ça dans quelques mois.
Maman me dit que nous allons aller chez nos voisins. Patrick et Patricia Eugene. Patrick poussa son premier cri deux ans avant moi, Patricia a mon age.
Il fait nuit et il pleut. Nous entrons dans leur cuisine. Hummm mais quelle est cette bonne odeur ? Je réalise qu'il y a une marmite de soupe qui cuit sur la gazinière. Bon, on verra ça plus tard. Il y a mon grand copain.
C'est Mistigri, le chat des voisins. Vite, il faut aller le caresser avant qu'il s'en aille. J'ai compris que les chats n'en font qu'à leur tête. Pendant ce temps, les grands discutent. Ah oui, il y a ce truc dont elle m'a parlé hier. Ah mais la mère de Patricia la déshabille. Dans la cuisine ! C'est bizarre, on ne va tout de même pas la mettre dans la marmite ? Non elle est trop grosse, et la soupe de petite fille ça n'existe pas. Ah tiens, Patricia pleure.
Bon le chat me raconte sa dernière chasse de souris. Beaucoup plus intéressant. Je mets mon index devant sa truffe. Ah mais que se passe-t-il ? Il me lèche le doigt. C'est agréable cette langue râpeuse. Il faudra que j'essaye de mettre le doigt dans le manger pour voir si il le lèche encore.
Tiens maintenant c'est Patrick qui est torse nu. Ah mais oui, il va aller a la salle de bains. On nous met des fois tous les deux dans la baignoire. J'ai pas trop envie d'aller dans l'eau. Si je me cache derrière Mistrigri, je suis sur que j'échappe à la baignoire.
Il y a du danger, il faut faire attention. Tiens, Maman prend une boite en métal. Faudra aller voir ça de plus près une fois rentré à la maison. Ca y est j'ai compris. C'est la piqure dont elle m'a parlé hier soir. Je crois que je vais y avoir droit.
Bingo ! On m'appelle. Et Mistigri qui est parti. Je dois répondre. En faisant ma tête de gentil garçon. On m'enlève mon pull et mon maillot de corps. Maman me met un truc blanc qui fait froid sur la peau. Et encore la boite grise. Elle en sort une piqure. Mais pourquoi Patricia pleurait ? C'est joli. Ah tiens maintenant l'aiguille est dans mon corps. C'est rigolo ce truc. Bon je sens qu'on va rentrer à la maison. L'odeur de soupe se remet dans mes narines. Quand est-ce qu'on mange ?
En écoute : Duo des chats, de Rossini, Elisabeth Schwarskopf et Victoria de los Angeles (pianiste inconnu)
Maman me dit que nous allons aller chez nos voisins. Patrick et Patricia Eugene. Patrick poussa son premier cri deux ans avant moi, Patricia a mon age.
Il fait nuit et il pleut. Nous entrons dans leur cuisine. Hummm mais quelle est cette bonne odeur ? Je réalise qu'il y a une marmite de soupe qui cuit sur la gazinière. Bon, on verra ça plus tard. Il y a mon grand copain.
C'est Mistigri, le chat des voisins. Vite, il faut aller le caresser avant qu'il s'en aille. J'ai compris que les chats n'en font qu'à leur tête. Pendant ce temps, les grands discutent. Ah oui, il y a ce truc dont elle m'a parlé hier. Ah mais la mère de Patricia la déshabille. Dans la cuisine ! C'est bizarre, on ne va tout de même pas la mettre dans la marmite ? Non elle est trop grosse, et la soupe de petite fille ça n'existe pas. Ah tiens, Patricia pleure.
Bon le chat me raconte sa dernière chasse de souris. Beaucoup plus intéressant. Je mets mon index devant sa truffe. Ah mais que se passe-t-il ? Il me lèche le doigt. C'est agréable cette langue râpeuse. Il faudra que j'essaye de mettre le doigt dans le manger pour voir si il le lèche encore.
Tiens maintenant c'est Patrick qui est torse nu. Ah mais oui, il va aller a la salle de bains. On nous met des fois tous les deux dans la baignoire. J'ai pas trop envie d'aller dans l'eau. Si je me cache derrière Mistrigri, je suis sur que j'échappe à la baignoire.
Il y a du danger, il faut faire attention. Tiens, Maman prend une boite en métal. Faudra aller voir ça de plus près une fois rentré à la maison. Ca y est j'ai compris. C'est la piqure dont elle m'a parlé hier soir. Je crois que je vais y avoir droit.
Bingo ! On m'appelle. Et Mistigri qui est parti. Je dois répondre. En faisant ma tête de gentil garçon. On m'enlève mon pull et mon maillot de corps. Maman me met un truc blanc qui fait froid sur la peau. Et encore la boite grise. Elle en sort une piqure. Mais pourquoi Patricia pleurait ? C'est joli. Ah tiens maintenant l'aiguille est dans mon corps. C'est rigolo ce truc. Bon je sens qu'on va rentrer à la maison. L'odeur de soupe se remet dans mes narines. Quand est-ce qu'on mange ?
En écoute : Duo des chats, de Rossini, Elisabeth Schwarskopf et Victoria de los Angeles (pianiste inconnu)
mercredi 28 novembre 2007 à 08:41 ::
Petits cailloux et ricochets ::
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