Le Bloganesh

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mardi 29 janvier 2008

1983 Je dors sous une canadienne

C'est en hiver, un jeudi soir pluvieux. Je vais écouter la messe en Si de Bach. Il faut attendre pour entrer dans cette église parisienne. Je sors mon parapluie, et aperçois devant moi une charmante brune aux yeux bleus. Voudrait elle s'abriter sous mon parapluie?
Mais que faire vis a vis de cette jeune fille qui m'a déjà charmée ? Je m'en remets au kapelmeister, Jean Sébastien. Il me conseille d'attendre. Une fois le concert terminé, je lui propose de la raccompagner chez elle dans ma vieille R6 verte. Johanna est canadienne anglophone (de Vancouver). Arrivée devant son immeuble où elle est jeune fille au pair, nous nous séparons sans oublier d'échanger nos numéros de téléphone.
Quelques jours après elle restera jusqu'à quatre heures du matin chez moi. Nous discutons beaucoup. Heureusement que j'ai bien écouté en cours d'anglais au lycée. Puis le grand silence que seuls les musiciens savent apprécier. Tic-tac du réveil qui sonnera dans deux heures. Que faut il faire ? Elle me dit avoir un boyfriend au Canada. Elle m'a suivi chez moi, c'est donc que je l'intéresse aussi. Souvenir de la scène de "tirez sur le pianiste" ou Charles Aznavour est confronté au même dilemme. Il ne fau agir ni trop tot ni trop tard.
Finalement nous coucherons ensemble une seule fois. La culpabilité de tromper son boyfriend, liée à son éducation catholique l'empêchera de profiter de la vie. Cependant nous passerons de très bon moments ensemble (restaus, ciné, visite dans Paris des coins qu'un étranger ne trouverait jamais)
En écoute : Duo des chats, de Rossini, Elisabeth Schwarskopf et Victoria de los Angeles (pianiste inconnu)

jeudi 17 janvier 2008

Cherche JH 18-21 ans aimant sucer



L'autre jour je passe en ville et j'ai une envie pressante. Les toilettes des cafés me permettent de satisfaire cette envie (sans consommer, payer pour pisser faut pas déconner)
Mais là, je vois cet édifice affublé de la pancarte "toilettes". Encore un truc qui demande 1 €. Mais non, c'est gratuit. Je rentre, c'est propre, et je fais ce que j'avais à y faire.
Puis je vois les graffitis couvrant un mur des toilettes. Dont celui qui a donné le titre de ce billet. J'ai toujours été fasciné par ces messages. Des sortes de bouteilles avec un message dedans, qu'on laisse dériver dans les WC, sur les quais de gare, dans les cabines téléphoniques. Des gens qui expriment une sexualité qui n'est pas la mienne. Des rencontres furtives, sans lendemain, sans même connaître le prénom de sa(on) partenaire. J'y ai parfois aussi lu de très beaux textes.

En écoute : J'veux du soleil, par Au petit bonheur