samedi 7 avril 2007
1965 La queue du Ouistiti
Par Ganesh
J'ai maintenant sept ans. Cela fait quelques temps que nous sommes installés dans notre maison de Soisy et je m'y plais bien. J'ai de nouveaux copains, la vie est belle. Ca ne va pas durer éternellement, mais pas de précipitation, sachons savourer les bons souvenirs.
Je vais à l'école primaire rue Descartes. Papa m'a dit que son école était rue des quatre fils. Ca a l'air de lui faire plaisir que le nom de mon école ressemble au nom de la sienne. Moi je ne comprends pas trop, Descartes est un inconnu. J'aime bien cette école. Elle est typique des constructions des années 1950. La façade des murs est recouverte de briques. Bien sur cette école primaire n'est pas mixte. Il y a l'école de filles et l'école de garçons. Les deux cours d'écoles sont mitoyennes, donc à la récré des échanges (séparés par un grillage quand même) sont possibles.
Un manège vient de s'installer à la sortie de l'école. Une après midi, j'ai l'occasion de faire un tour de manège. C'est agréable le manège. Ca tourne, ca monte puis ca descend.
Tout en haut du chapiteau, il y a un ouistiti en peluche. Avec une longue queue. Si on arrive à toucher la queue du ouistiti, c'est un tour de manège gratuit de gagné. Tous les gamins ne rêvent que de ca. C'est l'objet de discussions tumultueuses dans la cour de récré. Comment faut il faire ? Personne n'y est encore arrivé, c'est la seule chose de sure. Chacun donne sa tactique. C'est décidé, ce soir c'est moi qui toucherai la queue du ouistiti.
Ca y est j'y suis presque. Je viens de rater la queue du ouistiti d'une main. Et je sais que mon tour de manège va bientôt se terminer. Ah encore un passage. Je me hisse le plus haut possible sur mes pieds. Ca y est je lève la main je vais l'avoir il est à ma portée. Et non c'est perdu. Au dernier moment le ouistiti s'est levé de dix centimètres. Il est pourtant en pluche. Comment est-ce possible ? J'ai réalisé bien des années plus tard que le propriétaire du manège avait une ficelle, et quand un gamin était près du but, il remontait le ouistiti.
En écoute : Thelionious Monk - Misterioso
Je vais à l'école primaire rue Descartes. Papa m'a dit que son école était rue des quatre fils. Ca a l'air de lui faire plaisir que le nom de mon école ressemble au nom de la sienne. Moi je ne comprends pas trop, Descartes est un inconnu. J'aime bien cette école. Elle est typique des constructions des années 1950. La façade des murs est recouverte de briques. Bien sur cette école primaire n'est pas mixte. Il y a l'école de filles et l'école de garçons. Les deux cours d'écoles sont mitoyennes, donc à la récré des échanges (séparés par un grillage quand même) sont possibles.
Un manège vient de s'installer à la sortie de l'école. Une après midi, j'ai l'occasion de faire un tour de manège. C'est agréable le manège. Ca tourne, ca monte puis ca descend.
Tout en haut du chapiteau, il y a un ouistiti en peluche. Avec une longue queue. Si on arrive à toucher la queue du ouistiti, c'est un tour de manège gratuit de gagné. Tous les gamins ne rêvent que de ca. C'est l'objet de discussions tumultueuses dans la cour de récré. Comment faut il faire ? Personne n'y est encore arrivé, c'est la seule chose de sure. Chacun donne sa tactique. C'est décidé, ce soir c'est moi qui toucherai la queue du ouistiti.
Ca y est j'y suis presque. Je viens de rater la queue du ouistiti d'une main. Et je sais que mon tour de manège va bientôt se terminer. Ah encore un passage. Je me hisse le plus haut possible sur mes pieds. Ca y est je lève la main je vais l'avoir il est à ma portée. Et non c'est perdu. Au dernier moment le ouistiti s'est levé de dix centimètres. Il est pourtant en pluche. Comment est-ce possible ? J'ai réalisé bien des années plus tard que le propriétaire du manège avait une ficelle, et quand un gamin était près du but, il remontait le ouistiti.
En écoute : Thelionious Monk - Misterioso